J’irai déposer sur les algues violettes
Mon cœur de roches souples
Dans un rouleau blanc me perdre
Toucher le tréfonds de ton âme et m’y noyer
Nos pieds enlisés dans les dunes pâles
S’entraver dans des branches de bois flotté
Y dessiner notre chemin
Vers une marée montante
Au creux d’une faille de sable
Se terrer et regarder les herbes rire
Mourir sur la crête d’une vague
Valser sous la lune rouge
Tu trouveras à la lisière de mon tombant
Des folles larmes, extases et râles
Entremêlés au récif des supplices
A jamais perdus sur la barrière de corail
Attendre que le jour se manifeste
Tout proche de nos levants
Mains tendues vers l’aube
Au bord nos corps arqués ensevelis
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