Entre deux cordes

Au son de ta voix tonitruante, je penche
Les pieds dans le vide, prête à toucher l’océan
Roulis sinistre des larmes posées par les sirènes
Le turquoise aveuglant des fonds marins
Je défie l’espace
En équilibre entre deux cordes
Sous mes mains, mon plus beau mensonge
Cœur fêlé en brindilles de bruyères
Tout à la pointe de grès rosie par les baisers
Mon âme dans la tourmente, mes jambes en ciseau
Suspendue entre les fils
Va et vient d’algues et de coraux blancs
On a aperçu au Cap Fréhel
Des restes de mammifères marins
Du varech
L’iode a enivré les moindres passants
Etendus sur les galets, saouls
Le gwalarn soufflant des mélodies
Ma balançoire frôlant leurs corps
Mon rire de petite fille pour les réveiller


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