Nos âmes
Telles des statues de boue
Figées là, pieds engluées
Se tiennent sans ciller
Ames incandescentes, mains liées
Fruits d’un père orage et d’une mère lahar
Elles pleurent cendres et poussières
Nos âmes
Et puis au plus profond des chairs
Dans une minuscule chambre d’ombres
Une avalanche a séché nos larmes laves
Les particules se sont rencontrées
Amours indestructibles de balsate
Pierre spirituelle de la découverte
Un jour est né
Le feu de la glace en miroir
La fissure devenue trop grande
Béante de nos silences amoncelés
Années de nuées ardentes
Un volcan, une tornade, un cataclysme
Nos âmes libérées
Le jour est enfin né
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