La vague

Déferlante perlée, pas à pas
A chaque ressac, s’approche dangereusement
Les brises nocturnes ont embrasé les corps
Il fait nuit et je vois le néant
Ma main touche des plages interdites
Les mots s’entremêlent et s’entrechoquent
Le sable engloutit les âmes seules

La vague chantonne dans mon oreille
Nageons à contrecourant
Découvrir les autres berges
La vague est là, toujours
Délicieux va et vient

Debout face à l’océan, je rayonne
La lune se cache dans le cristal
Tangue, chaloupe, brin de danse, je plonge
Remonte en apnée à la surface
M’abriter des vents, chasser les embruns
A tout prix, à tout prix
Me laisser engloutir

Les monstres marins se terrent
Ils ont réveillé les morts et nos feux
Consignés dans le journal de bord
Ils caressent en violence les rêves
Une sirène a tatoué la rose des vents
Mes yeux remontent jusqu’à l’estuaire

J’attendrai la marée et ses fidèles
Blottie contre les rochers
Regard outremer profond
Me perdre, m’y noyer


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