Au dessus de ma tête, un ciel de lumières
Rester là, présente à moi
Ermite du monde
Percevoir les silences
Dompter mes peurs et animaux viles
Respirer chaque absence
Pas après pas dans le désert
Je suis partie façonner mon monde
Dessiner ses nouvelles frontières
Boire les calices des fleurs sauvages
En exil de toi, en abandon des fièvres
J’ai délaissé les villes fumeuses
Pris une route sèche et rocheuse
Vagabonde en talons
Tes mots entraves, ton parfum lourd
Tout s’éloigne aussi
Mes empreintes figées dans la terre grise
Incrustées les larmes
Les mots caressent et frappent
Les vents violents chassent
Prendre mes maux en impatience
Et puis un soir, ma solitude en feu de joie
Lèvres brûlantes du désespoir
Oublier, élimer les amours
Renaitre et boire les cendres
Dressée comme une déesse
La solitude comme robe
Une étoile dans le cœur
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