Je me suis souvenue…Ma route a, un jour, croisé la sienne
D’aussi loin que ma mémoire battait des pulsations amères
Son contour et sa tenue étaient collés à ma rétine
Allure de chef, port de tête impérial, lèvres fermées, froid
J’ai tellement de regrets, paillettes fades sur les yeux
Mes nostalgies jetées au fond d’un puits
Chanson mélancolique battant le rythme des morts
Un, deux, trois, ses mains disparaissant dans les chemins de ma robe
Pas à pas, je suivais son ballet sans dire mot, sans crier bas
Mes erreurs en ribambelle, arrogantes mais stériles
Larmes sèches et sombres sans jupon de faiblesses
Nous ne danserons plus le calypso
L’heure des amnésies résonnait dans nos horloges
Disparues les absences et fugues
Les parfums du pardon enfouis sous les terres
Un, deux, trois, mélopée suintant de l’orchestre hilare
Sur la piste, troc et marchandages sans résultats
Alors j’ai envoyé valsé les lacunes à bout de souffle
La danse noire glissant sur le sol des pleurs
Sans effet aucun sur mon marchand des oublis
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