Quand la tempête se niche entre mes chairs, je l’appelle
Quand la petite musique disparait laissant place au vacarme
Mes pas me portent dans ce sous-bois
Sans mot dire, sans fanfare, je pars
Dans ce lieu silencieux des hommes et des machines
Une mélodie d’oiseaux et de respirations divines
Des touches de piano, ballerines de fées
Et mon souffle profond mêlé
Des grands arbres y forment une caverne
Refuge princier des mots extraordinaires
Ici résonnent fugues et malignes voltiges
Mon cœur entier y puisse les sérénités
Et ce genêt, fidèle des fidèles, éclaire mes pensées
Délicieuse déesse cheveux d’or des lisières
Paisible conteuse de mes histoires nouvelles
Qui d’un regard ralentit les battements de mon cœur
Herbes émeraude, silènes et violettes sauvages
Tapis impassible, luttent contre mes peurs
Les ensevelissent, recouvrent d’un suaire
Pour que puisse démarrer les « il était une fois »
Dans un bal sans invités, mon orée s’émerveille
Les notes montent et exaltent, corps serein et léger
Dans mon cœur, la valse fleurie surgit à pas feutrés
Mes calmes en poussière féérique se posent
à lire en écoutant ce morceau sublime
En savoir plus sur Laurence MARINO
Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.