Les envahisseurs

Et parfois le café ne suffit pas
tu te réveilles à peine et tu sais déjà au fond de toi
La substance noire ne changera pas ta matinée
Leurre moderne de chaleur et de sucré
Les bruits des machines s’enfoncent dans ta tête
Chaque odeur agresse tes narines
Les rares voitures dans la rue deviennent des ennemis
Chaque regard, chaque parole te fait vomir
tu rêves d’une boite noire dans laquelle sauter
Les rires sont des menaces acérées
Les demandes formulées des monstres informes
Vivre dans un monde d’hostilités, tu connais
L’intrusion est permanente, les frontières jamais respectées
Si encore les ripostes faisaient partie de ton catalogue !
Dans la série des résistances, j’ai nommé mutisme
L’angoisse vibre trop fort, paralysie
Même pas la force de te protéger, de fuir
Les déferlements reviennent si souvent
L’explosion guette et se marre
Elle sait très bien reprendre sa place dans ton corps
On te parlera de troubles
tu penseras différences
Tes obsessions véritable rempart contre ces effractions


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