Mardi

Le vent n’effacera rien
Nos jeux d’enfants, regards dérobés
Le temps enflammera les sillons
Creusant des rigoles à travers mes rêves

Le vent n’effacera rien
Mots, doux, mots crus, mots méli-mélo
Qui pourrait atténuer mes pleurs ?
Peut-être certaines odeurs musquées

Le vent n’effacera rien
Les vallées enjambées à coup de reins
Les fleuves mortifères à présent taris
Les champs parcourus en apesanteur
Les forêts sombres cachées dans tes yeux
Les ruines laissées chaque petit matin

Le vent n’effacera rien
Emportant dans ses courants ta voix
Laissant le silence triste m’assaillir
Mes oreilles pleurent ce chant rauque

Le vent n’effacera rien
Nos bouches l’une sur l’autre
Nos respirations entremêlées
La saveur de nos peaux chaudes

Le vent n’effacera rien
Il ramène tout, à chaque rafale
Etouffant mes larmes
Chassant les fantômes qui ne sont pas toi


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