A quelle heure es-tu parti ?
Je n’ai pas entendu tes pas ni la machine à café
Perdue dans mes lointains rêves
J’ai raté ton départ
As-tu hésité avant de quitter le lit ?
As-tu regardé une dernière fois derrière toi ?
Il devait encore faire nuit, tu n’avais pas la permission du jour
Tes allers et venues me tuent
J’ouvre les yeux, mes mains te cherchent, naïves
Tu dois déjà être dans les autres draps
T’attend-elle ? Respire-t-elle ton cou pour y trouver l’odeur de nos erreurs ?
Oh, tu me dis qu’elle ne compte pas, que ses yeux et ses baisers sont à présent froids,
Mais menteur ! Ils t’ont pourtant fait chavirer un jour
Et moi, je te cherche sur le matelas tiède
Tes mots d’amour me droguent,
Je perds la tête et
Contre mes loyautés, je perds aussi les frontières du bien
Tu me dis que tu ne l’aimes plus
Mais alors pourquoi ne restes-tu pas avec moi ?
J’aime te préparer ton bol de café le matin
Faire griller le pain, cueillir quelques fleurs dans le jardin,
J’aime mettre un peu de musique, bouger devant toi, te faire envie encore, encore
Pourquoi ne restes-tu pas ?
Nous irions au marché à pied en empruntant la petite corniche
Nos pas en cadence, nos sourires
Nous déjeunerions au bord du lac ou peut-être à la mer
Respirer les embruns, regarder les gens
Pourquoi ne restes-tu pas ?
Tu dis elle est fragile, nos rides sont communes
Mes pieds touchent le carrelage glacé
Le jour se lève, je vais t’attendre
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