Ça se lève sans mot dire
Tout se bouscule, papiers et songes à terre
Les ombres sombres s’agitent à grande vitesse
Ton corps commence à frissonner, suit le reste
Pieds qui tapent, jambes fourmis
Là-haut, c’est tourbillon et sifflement
Tu voudrais faire taire ce vacarme
Mais rien ne peut, rien n’y fait
La tête se disperse
Les mots en face dansent et s’esclaffent
L’épouvantail derrière ton épaule se fait roi
Tu voudrais t’abriter dans une caverne
Fermer les fenêtres et boucler les oreilles
Ne laisser passer qu’un murmure d’air
A présent, l’atmosphère se fendille
Tes pieds ne touchent plus le sol
Rien ne peut te ramener
C’est trop tard, l’impétueux est là
Dans ton âme, c’est vents et tempêtes
Vacarme permanent
Jamais ne parvenir à le faire cesser
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