Rouges

Les rouges ont débarqué
Au début de l’histoire, il sont frôlé l’invasion guimauve
Comme si on pouvait résister au sang
Ce dernier prend toujours le pouvoir
Pas question de rose bonbon ni de rouge passion
La pomme d’amour n’a rien à voir dans le récit
On avait pourtant bien imaginé deux cœurs
Des vies entières liées
Parce que le rouge c’est soi-disant l’éternité
En vérité, le sang a coulé
Plus fort, plus libre
Là, entre les doigts, entre les jambes
J’ai vu tous mes rouges
Les miens jadis immenses, ceux de mes sœurs
Ceux aujourd’hui de ma fille
J’ai vu le flux, l’incontrôlable
L’embêtant, le qui déborde
J’ai vu le rouge inconfort qui apporte
Vie et désagréments
Tu seras une femme ma fille
Parce que sans le sang, je suis quoi ?
Mes rouges se sont faits gêne sur les joues
Vif sur les lèvres
Les limites ne sont pas respectés. C’est brouillon. C’est pénible.
Même la ponctuation s’y met
Dans ses dégradés, j’y ai aperçu les jours qui défilaient
Ceux du mois, ceux du cycle, ceux qui reviennent
Le corps et l’eau
Aujourd’hui, ils sont rouges






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