Texte écrit à l’atelier de Didier Vergnaud
Des nouveaux mondes se pressent
Mes centimètres de peau blanche réclament leur encre
Jamais rassasiés, toujours en demande
Mes bouts de chair pleurent d’être vierges
Et puis une main s’approche, amie
L’aiguille file, éclaboussures de sang, tâches colorées
Mon corps fébrile s’endort, encore
Les endorphines titillées, éveillées, excitées
La musique de la machine infernale berce
Sillons et abysses, creux et déferlantes
Va et vient langoureux, la main remplit
Quelques larmes pointent, le regard s’évade
Encore, encore, encore
La main caresse poursuit ses traces
Part à l’aventure dans chaque pli
L’aguille s’enfonce, s’immisce, s’incruste
Il touche à présent le plus loin du dedans
Réveille tous les fantômes collés à mon derme
Mes yeux s’ouvrent, admirent, enveloppent
L’encre est posée, le corps violemment coloré
La main forte a ouvert la porte de mes peaux blanches
Juste sur le seuil
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