Lorsque les routes se croisent, on pense tout de suite au hasard
Qu’on l’appelle mektoub ou destin, l’instant est là
Impérial, tangible et délicat
Vie capricieuse qui nous a tellement fait attendre
Vents mauvais chassant les désirs de nous, éloignant nos rêves les uns des autres
Et puis, cet instant slave, ces regards qui se voient enfin
Mauvaise parodie de film, musique d’ambiance hors norme
Fraction de seconde, violons qui se déchainent
Les fenêtres se ferment sur les dehors fades
Dans ce nouvel horizon, se dressent des montagnes originales
Le temps n’existe pas en chiffres ni en nombres mais en pulsations
Les cœurs battent de manière fantaisiste
Tout pourrait s’arrêter, tout est déjà fini
Entrés dans ce royaume instable, déséquilibre de fous
Il n’existe rien d’original à tout cela
Une rencontre, des regards, des évidences
Une évidence, nos regards, des rencontres
Cela semble désordonné mais tout est bien à sa place
Forme de rébellion ou d’inconscience
Certains accidents sortent les morts de leur silence
La chance était-elle de bonne humeur ce matin ?
Pas joueurs, pas aventuriers, juste là
Les âmes sous le charme, les cœurs inondés
Ce qui est écrit ne se défait jamais
L’imprévisible s’invite lorsque c’est juste
Niché au creux de nos corps bohèmes.
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