Les verts sont arrivés
Fiers, imposés, sûrs d’eux
Mélange de primaires hautaines
J’ai plongé dans ce lac trouble
Hors de question de voir le fond
Mes mains ont saisi les algues
Tous les vers sont remontés
Les affreux, les visqueux, les collants
Noyée dans l’autre verre, je cherche
Peut-être la pantoufle
Feu le conte de fée, pas de vair
Juste un dégradé qui se moque de mes pitreries
Tu en as pour longtemps ?
Plusieurs jours ai-je répondu
Un dialogue vert moulu a pris place
Je n’étais qu’un fruit trop mûr pour eux
J’ai poursuivi la lutte avancée
L’eau se solidifiait sous mes gestes
Tout autour du vert sapin comme les planches qui reluquaient
Chaque brindille, chaque branche dansait
Je ne pouvais plus me débattre
Submergée, ce vert avait eu raison de moi
Pourtant c’est l’espoir qui s’y cache ?
Sottises d’enfant
Le vert n’a rien de joyeux
Une voix d’outre tombe m’a réveillée
« Mais tu comptes aller où ? «
J’ai répondu « Tout près, là, vers »
En savoir plus sur Laurence MARINO
Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.